







Chanel
Matthieu Blazy did it again. In his sophomore collection for Chanel, he sparked excitement, he sparked awe, he sparked joy. The collection was an ode to Coco Chanel herself, who was a master of the multiplicities of women's lives. Fashion is both caterpillar and butterfly. Be a caterpillar by day and a butterfly by night. We need dresses that crawl and dresses that fly, she once said, as reprinted in the show notes. Blazy translated it into 78 looks spanning from the quotidian to the most extraordinary: plain black jersey dresses to metal mesh in a rainbow of iridescent colours and silky drop-waist twin sets. Patchwork flapper dresses with floral embroidery appeared alongside boxy jackets and, naturally, a progression of the classic Chanel suit. Each piece demonstrated great attentiveness to movement, to proportion, and to the subtle layering of history and modernity. I wish to create a canvas for women to be unapologetically who they are and who they want to be, Blazy wrote. He delivered. The world is his.
Chanel
Matthieu Blazy l’a encore fait. Pour sa deuxième collection chez Chanel, le créateur a provoqué l’enthousiasme, l’émerveillement et une véritable jubilation. Pensé comme un hommage à Coco Chanel, le défilé célébrait celle qui comprenait mieux que quiconque la multiplicité des vies des femmes.cDans les notes du défilé figurait l’une de ses formules les plus célèbres : la mode est à la fois chenille et papillon. Soyez chenille le jour et papillon la nuit. Nous avons besoin de robes qui rampent et de robes qui volent. Blazy en a fait le point de départ d’un vestiaire de 78 silhouettes, allant du quotidien le plus simple aux propositions les plus spectaculaires. On y voyait des robes en jersey noir d’une sobriété absolue, des mailles métalliques aux reflets irisés dans un arc-en-ciel de couleurs, ou encore des ensembles en soie à taille basse d’une fluidité presque liquide. Des robes d’inspiration années vingt, composées de patchworks brodés de fleurs, apparaissaient aux côtés de vestes aux lignes franches et, bien sûr, d’une série de tailleurs Chanel revisités. Chaque pièce témoignait d’une attention extrême portée au mouvement, aux proportions et à ce dialogue subtil entre héritage et modernité. Je souhaite créer un espace dans lequel les femmes puissent être pleinement celles qu’elles sont et celles qu’elles veulent devenir, écrivait Blazy. Mission accomplie. Le monde est à lui.






Alaïa
While most fashion shows are about image, cultural relevance, or even plain spectacle, Pieter Mulier’s final collection for Alaïa was all about the work. The actual work. The quest for pure perfection down to the smallest detail. When you leave a house, you keep it calm; you go back to the roots, Mulier said. He wanted to show what he had learned during his five-year tenure at the Paris maison. I learned precision, I learned editing, and I learned that real luxury is not what we all think. Real luxury is the perfectly cut jacket. And so he opened with simple, stripped-back slip dresses. Long, lean double-breasted coats followed, alongside leather suit jackets and perfectly draped gowns. Finally, ruffled column coats and dresses delivered one last taste of the signature unusual the fashion crowd has come to worship him for. With Autumn/Winter 2026, Mulier ended an era with a collection that was more than just a farewell: it was a minimal, pure expression of the Alaïa essence. And a clean slate for whoever takes over next.
Alaïa
Alors que la plupart des défilés de mode misent sur l’image, la pertinence culturelle ou le simple spectacle, la dernière collection de Pieter Mulier pour Alaïa était avant tout consacrée au travail. Au travail au sens le plus pur. À la quête d’une perfection absolue, jusque dans les moindres détails. Quand on quitte une maison, il faut garder le calme et revenir à l’essentiel, expliquait Mulier. Il voulait montrer ce qu’il avait appris durant ses cinq années passées à la tête de la maison parisienne. J’y ai appris la précision, l’art de l’épure, et surtout que le véritable luxe n’est pas celui que l’on imagine. Le vrai luxe, c’est une veste à la coupe parfaite. Le défilé s’ouvrait ainsi sur des robes nuisettes d’une grande sobriété. Suivaient de longs manteaux croisés à la silhouette élancée, des vestes de tailleur en cuir et des robes drapées avec une précision remarquable. Puis, pour conclure, des manteaux et robes colonnes ornés de volants offraient une dernière variation de cette étrangeté subtile que le monde de la mode a appris à lui associer. Avec l’Automne/Hiver 2026, Mulier referme un chapitre avec une collection qui dépasse largement le simple adieu. Une expression minimaliste et épurée de l’essence d’Alaïa. Et une page blanche pour celle ou celui qui prendra la suite.







Celine
They say the third time’s a charm — and for Michael Rider, it certainly proved true. He has arrived. After three seasons, the American designer has firmly defined what his Celine stands for: classics with bite. For Autumn/Winter 2026, that meant lean kick-flare pants, curved wool coats, simple tunics demarcated with bows, trumpet minidresses, and stiffened scarves pulled so high they obscured much of the face. Models wore wide-rimmed bowler hats, mismatched statement earrings; some sported feathery crowns. The collection was at once familiar and unusual, impeccably designed and masterfully styled, always with the deliberate play on imbalance that keeps even Rider’s simplest pieces from feeling too tame — and it is precisely this tension that resonates. The collection, he wrote in the show notes, was about confidence and being upfront about it. Speaking about style without irony. Intuition over strategy. Feeling it rather than planning it. Rejecting the idea of a concept. It feels exactly like what we all need right now.
Celine
On dit que the third time’s a charm. Pour Michael Rider, l’adage s’est vérifié. Il est arrivé. Après trois saisons, le créateur américain a clairement défini ce que représente son Celine : des classiques avec du mordant. Pour l’Automne/Hiver 2026, cela se traduisait par des pantalons fuselés légèrement évasés, des manteaux de laine aux lignes courbes, des tuniques sobres ponctuées de nœuds, des minirobes trompette et des écharpes rigidifiées remontées si haut qu’elles dissimulaient une grande partie du visage. Les mannequins portaient des chapeaux melon à larges bords, des boucles d’oreilles spectaculaires et dépareillées ; certaines arboraient même des couronnes de plumes. La collection oscillait entre familiarité et étrangeté, avec une précision de coupe irréprochable et un styling magistral. Toujours ce jeu volontaire avec le déséquilibre qui empêche les pièces les plus simples de Rider de paraître trop sages. C’est précisément cette tension qui fait mouche. Dans les notes du défilé, le créateur expliquait que la collection parlait avant tout de confiance. D’affirmer le style sans ironie. De privilégier l’intuition à la stratégie. De ressentir les choses plutôt que de les planifier. Et de rejeter l’idée de concept. Au fond, c’est peut-être exactement ce dont nous avons besoin aujourd’hui.








Tom Ford
Autumn/Winter 2026 marks one year since Haider Ackermann debuted at Tom Ford. One year since he leant into the sleek, seductive decadence that made the house famous. With this third collection, he presented classic, dark-edged clothing, which he said mirrored the times: high-gloss leather skirts and dresses, lace accents, lean pinstriped power suits, sheer button-downs, neckties, pencil skirts, and sharp-edged A-line coats — classic Tom Ford, playful and provocative, yet proving that even a brand with codes as strong as this one leaves room for interpretation. Seduction is a dialogue, Ackermann wrote in his show notes. Opposites that attract, the encounter of an embrace, personal histories that dissolve. My language, here, is one of seduction. Hard and soft. Sharp and cocooning. Purity, with tension. The perfect suit, twisted. They flirted with debauchery, now they stand straight. Unlike many of his peers, Ackermann succeeds at balancing legacy and innovation. And he leaves the world wanting more.
Tom Ford
L’Automne/Hiver 2026 marque un an depuis les débuts de Haider Ackermann chez Tom Ford. Un an depuis qu’il a embrassé la décadence sleek et sensuelle qui a fait la renommée de la maison. Pour cette troisième collection, il a présenté des pièces classiques, aux accents sombres, qu’il décrit comme le reflet de notre époque : jupes et robes en cuir brillant, touches de dentelle, tailleurs à rayures slim, chemises transparentes, cravates, jupes crayon et manteaux trapèze aux lignes acérées — du Tom Ford classique, à la fois joueur et provocateur, tout en démontrant qu’une maison aux codes si affirmés laisse toujours place à l’interprétation. La séduction est un dialogue, écrivait Ackermann dans ses notes de défilé. Des contraires qui s’attirent, la rencontre d’une étreinte, des histoires personnelles qui se dissolvent. « Mon langage ici est celui de la séduction. Dur et doux. Tranchant et enveloppant. Pureté, avec tension. Le costume parfait, réinventé. Les pièces flirtent avec la débauche, puis se redressent avec assurance. À la différence de beaucoup de ses pairs, Ackermann réussit à conjuguer héritage et innovation. Et il laisse le monde en redemander.




Dior
Jonathan Anderson found the inspiration for his A/W 2026 collection for Dior close to home: the Tuileries — its rich history dating back to the 14th century, its manicured gardens and ponds, its famous green metal chairs used to sit alone or drift into conversation with strangers, with friends, with lovers. This past week, Anderson turned the Parisian gardens into a fashion dream reminiscent of a Belle Époque fantasy promenade: bouncy skirts opened the story. Poiret-inspired embroidered balloon pants and frock coats followed, alongside bar jackets with mille-feuille tulle peplums and mini skirts with tail-like trains. The sparkling, petal-like tiers of the 1949 Junon and Venus gowns reappeared. Water-lily motifs surfaced in every variation imaginable. The collection is about the constant flow of ideas that is so typical of Parisian life and the spectacle of the everyday, Anderson said. It was a triumph: romantic yet cool, extravagant yet wearable. Very Dior. And very, very Jonathan Anderson.
Dior
Jonathan Anderson a puisé l’inspiration de sa collection Automne/Hiver 2026 pour Dior tout près de chez lui : les Tuileries. Leur histoire millénaire, leurs jardins parfaitement entretenus, leurs bassins, et ces célèbres chaises en métal vert, propices à la solitude ou aux rencontres improvisées, entre amis, ou avec un amant. Cette semaine, Anderson a transformé ces jardins parisiens en un rêve de mode digne d’une promenade de Belle Époque. Des jupes volumineuses ouvraient le récit. Suivaient des pantalons et redingotes bouffantes brodées à la manière de Poiret, aux côtés de vestes courtes à basques en tulle mille-feuille et de mini-jupes agrémentées de traînes évoquant une queue de robe. Les étages scintillants et pétaloïdes des robes Junon et Vénus de 1949 refaisaient surface. Les motifs de nénuphars se déclinèrent sous toutes leurs formes imaginables. La collection parle du flux constant d’idées si typique de la vie parisienne et du spectacle du quotidien, expliquait Anderson. Le résultat fut un triomphe : romantique sans lourdeur, extravagant tout en restant portable. Très Dior. Et très, très Jonathan Anderson.


