



Jil Sander
Minimalism done excitingly: such was the verdict on Simone Belotti’s second collection for Jil Sander. The Italian designer framed it as an exploration of home — not just as a place of comfort but as a space with emotional depth and quiet complexity. Inspired by Anders Petersen’s Café Lehmitz series, Belotti tried to translate the strangeness, roughness, and layered character that familiar spaces can hold into garments. And he did so in a way that felt like a beautifully nuanced evolution of the brand’s minimalist roots. Models with loosely tied hair walked in skirts sliced at the sides, suit jackets that were shrunken in the back, and double-breasted coats with buttons placed noticeably high on the torso. Ballooning skirts were tucked into underwear, and dresses pooling at the shoulders were held together with white tacking stitches. Simple, yet captivating — a perfect reflection of what Belotti ultimately stands for. His time is now.
Jil Sander
Minimalisme réinventé avec audace : voilà le verdict sur la deuxième collection de Simone Belotti pour Jil Sander. Le créateur italien en a fait une véritable exploration du chez-soi, envisagé non seulement comme un refuge confortable, mais aussi comme un espace chargé d’émotions et de nuances silencieuses. S’inspirant de la série Café Lehmitz d’Anders Petersen, Belotti a cherché à traduire dans ses vêtements l’étrangeté, la rugosité et la profondeur que peuvent receler les lieux familiers. Le résultat est une évolution subtile et raffinée des racines minimalistes de la maison. Les mannequins, cheveux librement attachés, portent des jupes fendue sur les côtés, des vestes raccourcies au dos et des manteaux croisés dont les boutons sont placés haut sur le torse. Des jupes bouffantes se glissent dans les sous-vêtements, tandis que des robes tombant sur les épaules sont maintenues par des points de bâti blancs. Simple, mais fascinant : une démonstration parfaite de ce que représente Simone Belotti. Son heure est arrivée.










Prada
Fifteen models raced through a vast space, returning three more times, each time shedding layers so that a single look transformed into four distinct ensembles: Prada Autumn/Winter 2026 was a messy yet artful lesson in layering. In a continuation of previous seasons, Miuccia Prada and Raf Simons aimed to express not only the multifaceted realities of women and the constant necessity of change, but also the beauty in the passage of time. Many fabrics appeared decayed, ravaged, or fraying, with some even purposely soiled. They were transformed into heavy, oversized outerwear and delicate or sheer layers juxtaposing them; into traditional tailoring; into activewear elements, and archival prints that were then layered in seemingly haphazard ways. The interplay of chaos and control was pure Prada: not just stylish but conceptual and reflective, encouraging audiences to think about clothing as a language of self, not a set of rules handed down by the industry.
Prada
Quinze mannequins ont parcouru un vaste espace, revenant trois fois de plus, à chaque passage enlevant des couches pour qu’un seul look se transforme en quatre ensembles distincts. La collection Automne/Hiver 2026 de Prada fut ainsi une leçon désordonnée et pourtant parfaitement orchestrée sur l’art du layering. Dans la continuité des saisons précédentes, Miuccia Prada et Raf Simons ont cherché à exprimer non seulement la complexité des réalités féminines et la nécessité constante du changement, mais aussi la beauté du temps qui passe. De nombreux tissus semblaient usés, ravagés ou effilochés, certains volontairement salis. Ces matières ont été réinventées en manteaux lourds et oversized, en superpositions délicates et transparentes, en pièces de tailleur classiques, en éléments sportswear, ou encore en imprimés d’archives, combinés de manière apparemment aléatoire. L’équilibre entre chaos et maîtrise est ici pur Prada : non seulement stylé, mais aussi conceptuel et réfléchi, invitant à considérer les vêtements comme un langage de soi plutôt qu’un ensemble de règles dictées par l’industrie.




Bottega Veneta
It was a tour de force in material innovation when Louise Trotter presented her Autumn/Winter 2026 collection for Bottega Veneta — her second for the Italian house. She dedicated much of the show to her signature sculptural, voluptuous tailoring — rounded shoulders, full sleeves, and roomy trousers — yet it was the riot of materials and textures that stood out: fuzzy wool, curly shearling, recycled fibreglass, fil coupé, and brushed, braided silk animated against the bright red runway. The inspiration behind Trotter’s captivating parade was the city of Milan, a very brutalist city, she explained, but with a sensuality that’s a little hidden, a dichotomy between brutalism and sensuality. It was this conceptual and visual contrast — severe, architectural lines softened by tactile richness and fluid movement — that ultimately defined the collection. And proved Trotter a master at enriching the house’s rich artisanal legacy with a distinctly contemporary emotional depth.
Bottega Veneta
C’était un véritable tour de force en matière d’innovation textile lorsque Louise Trotter a présenté sa collection Automne/Hiver 2026 pour Bottega Veneta, sa seconde pour la maison italienne. Une grande partie du défilé célébrait son savoir-faire signature en matière de tailoring sculptural et voluptueux — épaules arrondies, manches généreuses, pantalons amples — mais ce sont surtout les matières et textures qui captivaient le regard : laine duveteuse, shearling bouclé, fibre de verre recyclée, fil coupé, soie brossée et tressée se mêlant sur le tapis rouge vif du podium. L’inspiration de Trotter ? La ville de Milan, qu’elle décrit comme très brutaliste mais portant une sensualité subtilement dissimulée, un contraste entre rigueur architecturale et douceur sensuelle. C’est cette tension conceptuelle et visuelle — lignes sévères adoucies par des textures riches et des mouvements fluides — qui définit toute la collection. Une démonstration du talent de Trotter pour enrichir l’héritage artisanal de la maison tout en y insufflant une profondeur émotionnelle résolument contemporaine.



