



Simone Rocha
Simone Rocha’s Autumn/Winter 2026 collection was a spectacle in three acts. And in each, her signature lightness — lace, tulle, silk florals, intricate embellishments — played off the wintery weight of wools, suede, fur, and shearling. The first act referenced Jack B. Yeats’ 1936 oil painting In Tír na nÓg, depicting the Celtic land of youth and beauty. For the second, she drew on artist and family friend Perry Ogden’s seminal 1999 photobook Pony Kids. The third, finally, examined the legacy of Elizabeth and Lily Yates, who in 1908 founded Cuala Press, a women-led printing press publishing work by Irish writers. And as if that weren’t enough, sportswear made its debut through Rocha’s new partnership with Adidas Originals, with athletic silhouettes reimagined in her delicate, high-fashion vocabulary. So many inspirations, so many elements — yet if there is one designer who understands how to weave things together, it is Simone Rocha.
Simone Rocha
La collection Automne/Hiver 2026 de Simone Rocha s’est révélée comme un véritable spectacle en trois temps. À chaque chapitre, la légèreté qui signe son univers – dentelle, tulle, fleurs de soie et ornements minutieux – venait se confronter à la densité des matières hivernales, entre laine, daim, fourrure et shearling. Le premier tableau s’inspirait de In Tír na nÓg, toile peinte en 1936 par Jack B. Yeats, qui évoque la terre celtique mythique de la jeunesse et de la beauté. Le second puisait dans Pony Kids, le livre photographique devenu culte que l’artiste et ami de la famille Perry Ogden publia en 1999. Le troisième regardait du côté d’Elizabeth et Lily Yeats, fondatrices en 1908 de Cuala Press, une imprimerie dirigée par des femmes qui donna voix à de nombreux écrivains irlandais. Et comme si cette constellation de références ne suffisait pas, le sportswear faisait lui aussi son entrée grâce à un nouveau partenariat avec Adidas Originals. Les silhouettes athlétiques y étaient réinterprétées dans le langage délicat et résolument couture de Rocha. Multiples inspirations, richesse de textures et de récits. Pourtant, s’il est une créatrice qui sait faire dialoguer les éléments avec justesse, c’est bien Simone Rocha.






Erdem
Titled The Imaginary Conversation, the Autumn/Winter 2026 collection marked 20 years of Erdem as an independent designer. He celebrated the occasion by imagining what might happen if the exceptional women who have inspired his collections over the decades — Maria Callas, Virginia Woolf, Marianne North, the Duchess of Devonshire — were in conversation, cross-pollinating his past concepts and inspirations. The result was a striking remix of fabrics, silhouettes, and styling, spanning from his graduate collection at the Royal College of Art to the present: monochrome tweed from past collections reworked into feather‑like dresses, delicately embroidered panels repurposed into patchwork gowns, and heritage outerwear fabrics transformed into Barbour‑inspired coats. It was a showcase befitting Erdem’s extraordinary fashion journey — and an sumptuous feast for the eye.
Erdem
Intitulée The Imaginary Conversation, la collection Automne/Hiver 2026 marque les vingt ans d’Erdem en tant que créateur indépendant. Pour célébrer cet anniversaire, il imagine une rencontre fictive entre les femmes d’exception qui ont nourri son imaginaire au fil des décennies. Maria Callas, Virginia Woolf, Marianne North ou encore la duchesse de Devonshire s’y répondent à travers les époques, leurs univers se mêlant pour faire dialoguer les inspirations et les idées qui ont jalonné son parcours. De cette conversation rêvée naît un fascinant jeu de réinterprétations : Tissus, silhouettes et styles se répondent dans un montage qui traverse toute son œuvre, de sa collection de fin d’études au Royal College of Art jusqu’à aujourd’hui. Des tweeds monochromes issus d’anciennes saisons se métamorphosent en robes légères comme des plumes. Des panneaux délicatement brodés trouvent une seconde vie dans des robes patchwork. Quant aux étoffes traditionnelles de manteaux, elles sont transformées en pièces d’extérieur évoquant l’allure utilitaire des vestes Barbour. Un défilé à la hauteur du parcours singulier d’Erdem, et un véritable festin visuel.








Raw Mango
When Sanjay Garg started Raw Mango in 2008, it was with the intention of defining a more nuanced aesthetic vocabulary for India’s century-old skills. His Autumn/Winter 2026 collection marked a milestone as the brand stepped for the first time onto a major global stage. Garg’s inspiration for the season came from ancient stone sculptures, sacred floral practices and the garlands seen in local flower markets. In the collection, these motifs swoop from lapels, form quilt-like patterns, and are translated into silk brocade with beaded pollen embroidery — a minimalist yet expressive framing of India’s textile traditions. For Garg, it was instinctive. Why are we given this tag of maximalism? he said backstage. Why do people only want to see it that way? I’m not very romantic, so I want my work to feel straight to the point, light, fun, and happy. And blooming. It was exactly that.
Raw Mango
Lorsque Sanjay Garg fonde Raw Mango en 2008, son ambition est claire : proposer une nouvelle lecture, plus nuancée, des savoir-faire textiles séculaires de l’Inde. Avec sa collection Automne/Hiver 2026, la maison franchit une étape importante en apparaissant pour la première fois sur une grande scène internationale. Pour cette saison, Garg s’inspire de sculptures de pierre anciennes, de rituels floraux sacrés et des guirlandes que l’on aperçoit sur les marchés aux fleurs locaux. Dans la collection, ces motifs glissent le long des revers, se déploient en compositions presque matelassées ou prennent forme dans des brocarts de soie ponctués de broderies perlées évoquant le pollen. Le résultat offre une interprétation à la fois minimaliste et expressive des traditions textiles indiennes. Pour Garg, cette approche relève de l’évidence. En coulisses, il s’interrogeait d’ailleurs sur la perception souvent réductrice de la mode indienne. Pourquoi nous associe-t-on systématiquement au maximalisme ? Pourquoi veut-on la regarder uniquement sous cet angle ? expliquait-il. Je ne suis pas quelqu’un de très romantique. J’aime que mon travail soit direct, léger, joyeux. Et qu’il soit en pleine floraison. C’est exactement ce que donnait à voir la collection.




Conner Ives
It was an urge to be out and about that inspired Conner Ives' collection for Autumn/Winter 2026 — a mood he imagined might have permeated the Weimar Republic during its hedonistic 1920s and early '30s, before history took a darker turn. Titled Eldorado, the collection drew on the legendary '30s nightclub in Berlin of the same name, a place that was known for its free-wheeling embrace of gender expression and queer culture. Where party dressing might have been expected, Ives instead leant into the decade's Art Deco codes: feathered details, halter-neck gowns, floral motifs, and swathes of silk and organza. Garments that, especially in the face of our uncertain times — times defined by this feeling of not knowing when the party is over, as Ives phrased it backstage — felt light, joyful, and imbued with the playful defiance of Eldorado itself.
Conner Ives
Une irrépressible envie de sortir et de vivre la nuit a guidé la collection Automne/Hiver 2026 de Conner Ives. Le créateur imagine une atmosphère semblable à celle qui animait la République de Weimar dans les années 1920 et au début des années 1930, une période hédoniste avant que l’histoire ne bascule vers des jours plus sombres. Intitulée Eldorado, la collection fait référence au mythique club berlinois des années 1930 du même nom, célèbre pour son esprit libre et son accueil sans contrainte des expressions de genre et de la culture queer. Là où l’on aurait pu s’attendre à un vestiaire purement festif, Ives préfère explorer les codes Art déco de la décennie. Détails de plumes, robes dos-nu, motifs floraux et larges drapés de soie et d’organza composent une silhouette élégante et aérienne. Face à l’incertitude de notre époque, ces vêtements portent une légèreté presque nécessaire. En coulisses, le créateur évoquait ce sentiment de ne jamais vraiment savoir quand la fête se termine. Les pièces dégagent ainsi une joie palpable, traversée par l’esprit de défi joueur qui animait autrefois l’Eldorado.
