Edit 14
Art in August
Août en Ouverture
byKiki Müller

Franz Gertsch. Blow-Up (Part I)
Kunstmuseum Bern

14.08.2026 - 17.01.2027

Franz Gertsch (1930–2022) is not only considered one of the most important Swiss artists of his time, but as a pioneer of photorealism and a master of the modern woodcut. After stops at Copenhagen’s Louisiana and Deichtorhallen in Hamburg, Blow-up — a show developed in close collaboration with the artist and his family — now comes to Switzerland as a two-part retrospective: The Kunstmuseum Bern shows Franz Gertsch. Blow-Up (Part I) from 14 August 2026 to 17 January 2027; the Museum Franz Gertsch in Burgdorf follows with Part II from 19 September 2026 to 28 February 2027. The Kunstmuseum Bern concentrates exclusively on painting: around 40 works trace Gertsch's development from his realistic beginnings, through nearly abstract experiments, to the iconic 1970s youth and music scene paintings, portraits, family scenes, and the sweeping landscapes of his later work.

Franz Gertsch (1930–2022) compte parmi les artistes suisses les plus marquants de son époque : pionnier du photoréalisme, il fut aussi l'un des grands maîtres de la gravure sur bois moderne. Après des étapes au Louisiana de Copenhague et aux Deichtorhallen de Hambourg, l'exposition Blow-Up – conçue en étroite collaboration avec l'artiste et sa famille – arrive enfin en Suisse sous la forme d'une rétrospective en deux volets. Le Kunstmuseum Bern présente Franz Gertsch. Blow-Up (Part I) du 14 août 2026 au 17 janvier 2027, avant que le Museum Franz Gertsch de Burgdorf ne prenne le relais avec Part II, du 19 septembre 2026 au 28 février 2027. À Berne, place exclusivement à la peinture : une quarantaine d'œuvres retracent le parcours de l'artiste, de ses débuts réalistes à ses expérimentations quasi abstraites, en passant par les toiles emblématiques de la scène jeune et musicale des années 1970, ses portraits, ses scènes de famille, jusqu'aux vastes paysages de ses dernières années.

Irène Zurkinden
Hauser & Wirth, Basel

27.08.2026 - 28.11.2026

Over the course of her life, Basel-born Irène Zurkinden (1909 – 1987) developed a distinctive painterly language that defied easy categorisation. Portraits, self-portraits, urban scenes and depictions of everyday life formed the core of her oeuvre, reflecting her close observation of the people and environments around her. The paintings and works on paper exhibited at Hauser & Wirth Basel span the early 1930s to the 1980s and focus specifically on her portraits and self-portraits — distinct from the commissioned Basel-society portraits Zurkinden was better known for in her lifetime. Together, they reveal the duality at the heart of the artist's career.

Née à Bâle, Irène Zurkinden (1909–1987) a développé au fil de sa carrière un langage pictural bien à elle, insaisissable, impossible à ranger dans une case. Portraits, autoportraits, scènes urbaines, instants du quotidien : son œuvre tout entière naît de ce regard attentif qu'elle posait sur les gens et les lieux qui l'entouraient. Les peintures et œuvres sur papier présentées à la Hauser & Wirth Basel couvrent les années 1930 aux années 1980, avec un accent particulier sur les portraits et autoportraits, à distinguer des portraits de commande de la société bâloise qui ont longtemps fait sa réputation de son vivant. Ensemble, ils révèlent la double facette qui a marqué toute la carrière de l'artiste.

Georg Baselitz. Women – Prints of the 1990s
Knust Kunz Gallery Editions, Munich

05.08.2026 - 01.09.2026

Georg Baselitz never treated printmaking as a footnote to painting. He kept his own press in the studio, pulling woodcuts and etchings alongside the canvases for over five decades — and Knust Kunz Gallery Editions has been publishing them since the 1980s, making this one of the deepest gallery relationships to that side of his work anywhere. Women – Prints of the 1990s draws on that history to focus on a single decade and a recurring motif: the female figure, rendered across woodcuts, drypoint etchings and lithographs with the same raw, unresolved energy that ran through everything he made. It's a narrow lens on a vast body of work — and, for that reason, a genuinely revealing one. 

Chez Georg Baselitz, la gravure n'a jamais été le parent pauvre de la peinture. Une presse trônait dans son atelier, et pendant plus de cinquante ans, bois gravés et eaux-fortes ont vu le jour aux côtés des toiles. La Knust Kunz Gallery Editions publie ce pan de son œuvre depuis les années 1980, l'une des collaborations les plus anciennes et les plus intimes qu'une galerie ait nouées avec lui. Women – Prints of the 1990s puise dans cette histoire pour se concentrer sur une seule décennie et un motif récurrent : la figure féminine, déclinée en gravures sur bois, pointes sèches et lithographies, avec cette même énergie brute et inachevée qui traverse toute son œuvre. Un angle resserré sur un travail immense, et c'est précisément ce qui le rend si révélateur.

Umberto Boccioni. Towards Futurist Liberation
MASI, Lugano

07.08.2026 - 24.01.2027

Most exhibitions on Umberto Boccioni (1882–1916) tell the Futurist story: the fractured bodies, the dynamism, the manifestos. MASI Lugano's contribution does the opposite — it stops just before all that. Towards Futurist Liberation traces Boccioni's formative years from 1903 to 1911, the period in which the future Futurist theorist was still working through Divisionism, still searching for a language that could capture what he'd later call the new, the fruit of our industrial age. The result is less a survey of a movement than a portrait of an artist still becoming one.

La plupart des expositions consacrées à Umberto Boccioni (1882–1916) racontent l'histoire du futurisme : les corps fracturés, le dynamisme, les manifestes. Le parti pris du MASI Lugano est inverse : l'exposition s'arrête juste avant. Towards Futurist Liberation retrace les années de formation de Boccioni, de 1903 à 1911, lorsque celui qui allait devenir l'un des grands théoriciens du futurisme explorait encore le divisionnisme, à la recherche d'un langage capable de saisir ce qu'il appellera plus tard le nouveau, fruit de notre ère industrielle. Résultat : moins un panorama d'un mouvement que le portrait d'un artiste encore en train de le devenir.

RPS International Photography Exhibition 167
Saatchi Gallery, London

07.08.2026 - 11.09.2026

The Royal Photographic Society's International Photography Exhibition — the longest-running photography exhibition in the world — returns to Saatchi Gallery for its 167th edition. This year's 113 selected prints, by 48 photographers, were whittled down from more than 5,200 submissions from amateurs and professionals worldwide. The chosen work spans environmental issues, identity, conflict and memory, family and community, and culture — proof that in the age of the smartphone, photography's real currency isn't the camera you own, but what you choose to see.

Doyenne des expositions de photographie encore en activité, l'International Photography Exhibition de la Royal Photographic Society revient à la Saatchi Gallery pour une 167e édition. Sur plus de 5200 candidatures venues du monde entier, amateurs et professionnels confondus, 48 photographes et 113 tirages ont été retenus. Environnement, identité, conflit, mémoire, famille, communauté, culture : les œuvres exposées le prouvent, à l'ère du smartphone, la vraie valeur d'une photo ne tient pas à l'appareil qu'on possède, mais au regard qu'on choisit de poser sur le monde.

Roy Lichtenstein. Sweet Dreams, Baby!
Kunstmuseum Basel

22.08.2026 - 14.03.2027

Roy Lichtenstein's paintings made him a household name; his prints are where the real experimentation happened. Sweet Dreams, Baby! at Kunstmuseum Basel makes the case for the latter, bringing together some fifty works on paper — many never shown before — that trace nearly five decades of a practice spanning screenprints, etchings, lithographs, woodcuts and linocuts. The show unveils a major donation to the museum for the first time: 33 works gifted by the Roy Lichtenstein Foundation in 2023, part of a centenary gift that also went to the Albertina in Vienna and the British Museum in London, making Basel's Kupferstichkabinett one of the most significant Lichtenstein print collections outside the US.

Roy Lichtenstein doit sa notoriété à ses peintures, mais c'est dans ses estampes que se joue la véritable expérimentation. Sweet Dreams, Baby! au Kunstmuseum Basel entend le démontrer : une cinquantaine d'œuvres sur papier, pour beaucoup jamais montrées auparavant, retracent près de cinq décennies d'une pratique qui va de la sérigraphie à l'eau-forte, en passant par la lithographie, la gravure sur bois et la linogravure. L'exposition dévoile pour la première fois une donation majeure faite au musée : 33 œuvres offertes par la Roy Lichtenstein Foundation en 2023, dans le cadre d'un don anniversaire qui a également profité à l'Albertina de Vienne et au British Museum de Londres, faisant du Kupferstichkabinett bâlois l'une des collections d'estampes de Lichtenstein les plus importantes hors des États-Unis.

Thomas Hirschhorn. My Atlas
Bündner Kunstmuseum, Chur

22.08.2026 - 06.12.2026

Thomas Hirschhorn doesn't do small gestures. His installations sprawl, accumulate, overwhelm — built from cardboard and packing tape into meditations on war, consumption, and complicity that refuse to look away. My Atlas at Bündner Kunstmuseum Chur takes its title from a new 2025 work that reimagines Aby Warburg's Mnemosyne Atlas — the art historian's famous image-panels tracing how visual memory moves across time — as a personal cartography of Hirschhorn's own four decades of practice. Around it, the museum assembles an overview spanning the early 1980s to now, tracing the relationships, obsessions, and political urgency that connect one of Switzerland's most internationally significant artists to a body of work that never offers easy answers, only open questions.

Thomas Hirschhorn ne fait jamais dans la demi-mesure. Ses installations débordent, s'accumulent, submergent, construites en carton et ruban adhésif pour donner forme à des méditations sur la guerre, la consommation et la complicité qui ne détournent jamais le regard. My Atlas au Bündner Kunstmuseum Chur tire son titre d'une œuvre inédite de 2025 : Elle réinvente le Mnemosyne Atlas de l'historien de l'art Aby Warburg, ces célèbres panneaux d'images qui retracent les circulations de la mémoire visuelle à travers le temps, pour en faire une cartographie personnelle de quatre décennies de pratique. Autour d'elle, le musée retrace un parcours du début des années 1980 à aujourd'hui : les relations, les obsessions et l'urgence politique qui traversent l'œuvre de l'un des artistes suisses les plus reconnus sur la scène internationale, une œuvre qui n'offre jamais de réponses faciles, seulement des questions ouvertes.