

I moved to Paris over ten years ago for studies in fashion marketing. What was originally planned to be a three-year stay to get my degree turned into building a life here — and a family. I love Paris with all its clichés and culture, such as having an afternoon coffee at Palais Royal or wandering in the galleries of Rue de Seine before having a spontaneous dinner at a corner bistro. Life doesn’t happen here only on weekends; you are truly encouraged to appreciate it every day and bring your children along with you.
Il y a plus de dix ans, j’ai posé mes valises à Paris pour des études en marketing de la mode. Ce qui devait durer trois ans, juste le temps d’obtenir mon diplôme, s’est transformé en une vie entière ici – et même en une famille. J’aime Paris avec ses clichés et sa culture : savourer un café l’après-midi au Palais-Royal, flâner dans les galeries de la rue de Seine, et finir la journée par un dîner improvisé dans un bistrot du coin. Ici, la vie ne se limite pas aux week-ends : on est vraiment encouragé à en profiter tous les jours, et à y emmener ses enfants

Jean Lurçat was a French painter, ceramist, and a master of modern tapestry. He lived and worked in an atelier on Villa Seurat in the 14th arrondissement of Paris, which has just undergone a long restoration and is now open to the public for the first time. Designed by his brother André in the 1920s, the house is both austere and poetic, with a façade that reflects the traditional modernist spirit while concealing an intimate world of art inside — a contrast that fascinates me and something I constantly try to incorporate into my own life. I first visited the house for a private event just before the restoration began, and I have been collecting (and occasionally selling) Lurçat’s ceramics ever since.
Jean Lurçat était un peintre et céramiste français, maître de la tapisserie moderne. Il a vécu et travaillé dans un atelier de la Villa Seurat, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris, qui vient d’achever une longue restauration et est désormais ouvert au public pour la première fois. Conçue dans les années 1920 par son frère André, la maison est à la fois austère et poétique. Sa façade reflète l’esprit moderniste classique, tout en dissimulant un univers intime dédié à l’art. Ce contraste me fascine et je m’efforce de l’intégrer dans ma propre vie. J’ai découvert la maison pour la première fois lors d’un événement privé juste avant le début des travaux de restauration, et je collectionne — et vends parfois — les céramiques de Lurçat depuis cette rencontre.










Hermès AW1998 was the first collection that Martin Margiela designed for the historic fashion house. His impeccable talent as a designer, combined with the craftsmanship of Hermès, resulted in a collaboration that designers still reference today. I deeply admire how much time he devoted to studying the lives of the women he was designing for, and how the garments could adapt to their different roles.
Twenty-eight years later, I could still wear every single look from that first collection — the fit, the fabrics, the tones, even the placement of a pocket, which, by slipping your hand in, creates a perfect posture for the body. There is something truly intriguing about that visible creativity, something you only discover by actually wearing the garments.
Hermès AW1998 fut la première collection que Martin Margiela réalisa pour cette maison de mode historique. Son talent impeccable de créateur, associé au savoir-faire d’Hermès, donna lieu à une collaboration que les designers continuent de prendre pour référence aujourd’hui. J’admire profondément le soin qu’il apporta à étudier la vie des femmes pour lesquelles il créait et la manière dont ses vêtements pouvaient s’adapter à leurs différents rôles.
Vingt-huit ans plus tard, je pourrais encore porter chaque look de cette première collection : la coupe, les tissus, les tons, jusqu’à l’emplacement d’une poche qui, lorsqu’on y glisse la main, crée une posture parfaite du corps. Il y a quelque chose de véritablement fascinant dans cette créativité visible que l’on ne découvre qu’en portant réellement les vêtements.